Oisiveté

Ton image en moi
comme une sphère gelée
robotique tellement la chaleur étoilée

– que tu es

***

& me revoici encore dans le fragment, dans cette échec de composition, ce vice de forme de l’Esprit
une certaine Angoisse monte & pianote au fond de mon âme Damnée…

Mais tout cela est ironique : je n’ai plus d’âme depuis longtemps, l’ayant vendue pour une passe gratuite : « Ô, darling, viens et donnes-moi ton téléphone portable, ton écran L.C.D, etc. » Vas te faire foutre, sale conne, & l’évidence intime me poursuit telle une Illumination
un autre temps, un autre lieu
qu’un Enfer de plus sollicite en vue d’une Déclaration Téléphonique-internet-Fax-&-minitel
J’arrache mes cheveux et les cultive sincèrement pour un demain d’au-revoir tacite
les vues impropres-imprimées-partagées, le Nouvel Âge du Communisme technologique avec Daft Punk en fond sonore
seuls-à-seuls & ranapu, etc.

le Mythe que tu connais aussi finira bien par joindre l’Éthiopie de ma Mémoire commerciale
tu me donnes ton numéro de téléphone
cadavre exquis avec les Reines de Sabbat
ce rang-banc cette faux-taux fumée avec ma cigarette
pulmons explosés à l’aube mais je déconne, à tout le moins pour cet instant de décision inutile
pluies d’hiver quand le printemps étrange se fait un nom : Moi!
skieur de nuit pendant ton absence-pouvoir-journal
lui un disque jamais écouté, ni critiqué
hier encore…

***

enfances tactiques & cuivrées
puits métallique, noire & arrachant la tête
bazars étudiants votes pour un café
financé par les abysse & les schismes
de loin

***

pile!
c’est toi face(!)
c’est toi

de nos jours, rien ne fût vaincu ce moment est le Choix
terrible de perfection je me demande soudain qui je suis
au Minuit
bleu-terrible
blindé aux hypnotiques je sors,
tes mains dans mes cheveux plus
rien

***

Amour de rues félicite l’Impatience Amour d’appartements
vengeance subtile
apostrophe inutile

***

de 24à4
une différence de jours
2-3semaines peut-être
sortir
clarté du soleil rue de Rivoli tu trouveras
l’Impossible Chance
de ce serment

avec un bénéfice & autres primes
négociations au beau fixe je me fais un
fixe

***

camionneurs agiles
pensent à la neige insectueuse
comme dit l’autre
ou peut-être subroger
sursoir à la limite
des rayons

***

peinture idoine
ambiance qui tombe
… c’est bien
ce que je disais

***

hé, – quoi?, l’Amour est une robe rouge

***

les morts tardifs,
gloire à eux ils représentent
une écume
jamais assouvie

***

Victime,
Accident
sirène des pompiers

***

ta complaisance est finie!
j’ai le Poison de l’Innocence

***

patriarche sans Esprit
plus qu’un plus rien
avançant quant même
c’est une ruse

***

Mille et une transformations
puissance-Hallucination

***

large
le cœur de cette affaire as-tu vraiment pris
cette pute
pour une enveloppe?

***

Il suffit ces niaiseries
ne sont que mauvais penchants
d’un ayant vu
chanté
les nuits bleutées lavasse
masturbation mentale
nous devons séparer ce qui
réuni
nous occasionne de la Douleur

***

rapides pensées de l’Insomnie
tourner et retourner ses problèmes insoluble j’ai
besoin de ton absence

***

difficile de se défaire
des somnifères

***

d’impossibles dictionnaire
bulletin météo

***

j’encadre l’émotion centrale
Mc Donald

***

perte de vitesse la Douleur
encore elle
dévide ma substance

***

journée photographiée
des paillettes dans les cheveux-nouveauté
moi
vieux faune de cette invitation de cette soirée-Paradis je ne puis
survivre à la torture à la
Croix

***

j’ai plus l’Art que l’air j’ai plus de cheveux enfouis bathyscaphe ruines violentes des restes de ma pensée

Avant-garde? Off course
mais selon quel lieu quel est ton
LIEU?

Réponse :
ma zone est un paysage ma zone est un alcool à l’orange
ma zone,
casque-crâne ma zone que je suis à la trace,
– ma conscience

***

Agoraphobie il est urgent
de rouler des mécaniques

Diurne vulgaire

Chers amis,

Croyez-vous sincèrement que ceci est sérieux?
Mais, non, ce n’est qu’un déloisir, une vacance pensante du samedi, un samedi de plus dans l’Enfer de la nausée. Alors vous pouvez bien-sûr croire que je m’amuse, mais c’est une erreur, oui, car en fait j’essaies que de passer mes nerfs sur vous qui ne me comprendrez jamais.
Armes et bagarres contre les jugeurs, contre ceux qui tentent de me coincer dans mon corps, – & je vous prie de croire que je n’existe même pas… Pourquoi faire quoi que ce soit, d’ailleurs, puisqu’il convient de mourir RÉCONCILIÉ?!
Académisme à part, je ne vois pas d’ultime combat qui se masquerait afin de me laisser passer le Nexus du temps, le point-courbe où l’on peut agoniser tranquillement. Tout est là, en fait, – & surtout les ânes pourris…

Le Philistin veut du dessin, veut de la représentation; je lui en donne. Mais que l’on n’aille pas croire pour autant que je ne suis pas sincère. Au contraire. Mais une question demeure : dans quelle mesure pouvons-nous aller encore plus vite?, puisqu’il s’agit bien de ça…
La réponse s’évanouit dans le flash au phénol du manque de came. Je tousse tellement qu’il me semble que je vais crever, mais ne perds pas de vue mon but : l’Illumination.
Les cadeaux pauvres, eux non plus, ne manquent pas; les huissiers les poursuivent depuis leurs lunettes fumées. Toujours ces éternels squats d’antan, & les potes de drogues, je les ai fuis.
Demeure cette Souffrance muette, demeure les largesses riches en Angoisse, & je pianote sur mon clavier comme un fou, histoire de passer le Temps, voire, en bon assassin, – le tuer…

***

marée nerveuse
vipère précieuse

***

Il se fait comme une absence, une sorte de non-vouloir projectif, & je perds complètement l’Ambiance, & l’Angoisse commence de prendre le dessus, avec le cœur qui tape, charge tel une phase atroce et stupéfiante de fatigue, d’épuisement morcelé. La tête un peu comme perdue dans les nuages de manie excessive, la Synthèse, lors, point.
Une sagesse lointaine, exacte pourtant, un moment de grâce dans les rainures de la perte.
– L’abîme.

Mais le possibilité du bonheur est comme une Voix, l’Impossibilité, l’Extase…
L’on meurt depuis trop longtemps, la mort n’est pas inconnue au schizo que je suis,
le matin, m’abolissant, me trouvant parfois,
me perdant
le plus souvent

Le corps lointain, la préhension de l’appréhension,
je sors pour trouver les muscles tardifs d’autrefois
mais l’on n’a jamais été heureux, c’est une certitude rapide, un peu comme un flash qui perturbe la Vision. Lors, donc, que voir? Il me semble que, au fond de cette Fatigue, de l’Épuisement atroce, rien n’est plus pensable, non, puisque la Pensée me fait complètement défaut, séjour continu dans la Guérison transitoire
Seul l’Automatisme est, à ce stade morose, envisageable
mais, non, ça aussi, c’est impossible
comme Dieu

Synonyme de quoi?

Mais au fin fond de la perte de Réalité brouillée, le Geste se comprend; il s’agit de l’Action probable de Temps à venir, certainement pas Maintenant, mais ailleurs, est-ce le point de la Courbe?
Illumination précoce, Zyprexa & Tercian,
eau & boue de la fin nouvelle
non : qu’il faut renouveler…
car c’est toujours la prison de l’Angoisse, de l’angoisse qui monte et se confond avec mon esprit

– Au moins ai-je encore un Esprit…
La somme du Poète est que de traquer l’informe
non pas pour lui donner forme,
mais pour lui faire rendre le peu de réalité, pour le faire transpirer de cette matière mystique et prophétique que lancent les ancêtres depuis les grottes de l’Ultime Combat… Pourquoi censurer le Vide? Couché, replié sur moi-même, je conçois le Nexus que j’habite depuis toujours, je frappe le Rien d’invectives atones. Qu’un Livre paraisse ou que tout cela soit oublié dans les strates du Net, c’est exactement pareil, cela ne fait vraiment aucune différence.
Car, dans cent ans, je serai encore là
c-à-d : mort

les colères changent de direction, mais la Rage d’un progresse. Réac, oui, mais tout le monde l’est. La Bataille est toujours à refaire, du moins pour qui ne saurait être d’accord. JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC MOI-MÊME!
oui, nous y voilà…

serais-tu humain, ou animal? cette amplificateur de douleur, les journées qui ne passent pas
glissent sur moi, glissent sur la musique & la drogue
alors je le répète :

JOUISSE QUI POURRA!
Mais cette fortune est, elle aussi, un mensonge blanc au goût sucré, est aussi une immobilité raide & barbue & grosse tel une pensée que je n’ai jamais eu. Pigé? & froide comme la Mort, & poilue comme une nuit blanche
dans les trains de banlieue, une prescience semble pleurer son lendemain su, voyant les autoroutes vitales,
abjectes.

ce silence, cette nuit, tout ça est envisageable d’une multiplicité de point de vue, – encore heureux…
pour dire cet Enfer ici-&-maintenant,
sur un piano-crâne-violent…

la ruine du Concept : l’Épuisement

qui a dit cette fatigue surprenante après une nuit d’insomnie, qui a dit le moment de la nuit où, vraiment, l’on perd toute forme d’illusion psychotique et d’enfance terrible?

ouvrez les fenêtres nostalgiques
la télévision

alors, oui, l’Automatisme est la solution, est ce qui nous permet de confondre le Temps, est ce qui autorise de comprendre enfin les vibrations de l’atonie, de la réalité angoissante
l’angoisse, encore elle…

il se trouvent, de nos jours, des juges, des flics de la Police mentale, bien trop, il s’en trouvent pour exciser ma pensée, pour châtrer mon Esprit bruyant
le corps, en fait, est une hypothèse,
une salive,
un crachat glaireux,
un vomis des yeux

ouvrez les remparts de l’Esprit,
pluie de nerfs
cette Manie, cette extase
à l’envers

mais il en faudrait plus pour remporter mon assentiment, il en faudrait plus pour un feu qui couve
&, enfin, il en faudrait plus pour que, à mon tour, je me vexe… pliez les naufrages tacites, naufragez la proposition qui insiste
etc. pourtant, quand gît ma ponctuation frivole, un mot me manque toujours afin que d’être complet, un simple mot qui paraferait mon âme, qui complèterait pour un moment ce gouffre, ce Néant qui me ronge dans la nuit des boulevards conjonctifs, œil scié, nerfs tendus
tout ce qui a été dit le sera à nouveau, tant il est vrai qu’il est impossible d’inventer quoi que ce soit
en silence au soleil de l’Enfer, rue de Rivoli, maintenant : ma passion, mon dernier amour, mon vœu de silence éternel :
CECI… manger cette perte, signifier la précision quasi-mathématique de ce coin perdu dans le crâne, de ce recoin de Pensée qui ne porte personne
vers les hauteurs. La « Vérité »? Non : il y en a plusieurs. Il vaudrait mieux, là, comprendre : perdre ce sang tragique et individuel
« Psychologique »? Nous y voilà…

une émotion centrale et radicale, oui, comme un œil ne disant pas son nom. Ce que j’ai vécu ne m’a jamais changé, je veux dire que les tentatives de toi ont échoué, on accouché d’un rythme, d’un quelconque Pharaon. Cinéma que tout cela! J’appointe les engagements sauvage & mous, lardé & entendus

Retour de Babylone

Chers amis,

Bien-sûr, bien-sûr, vous, qui baignez dans la Vie, ne vous rendez pas compte que nous sommes quelques-uns à être radicalement coupés du monde. & je le dis : cette situation atroce ne peut plus durer! Je le crierai selon mille et une colères : ça suf de perte, de désespoir presque complet, – de catatonie grimpante…
– & cela pour rien : juste la Douleur.
N’y aurait-il pas là un espoir, comme d’un voulant déjà se refaire, fût-ce à quatre heures du mat dans un Abribus?
J’ai vu ça aussi..
Cette stupéfiante brûlure qui me laisse idiot & pantelant, ces moments où je ne suis plus moi-même, – je ne les sais que trop, en fait, & conseille à mes détracteurs, juges & autres flics, une bonne douche d’amplificateur de Douleur.
& à mon Double qu’il aille se faire foutre, & se ramène immédiatement sur un site de Grammaire…
& IL EST PLUS QUE NORMAL QUE J’AI PEUR!, oui, surtout lorsque, au bout du petit matin, j’ai l’impression de faire une crise cardiaque.
Songez à cette possibilité infernale. Lors, vous trouverez la Potion des Ancêtres : la Mort
Dans les sanatoriums infernaux et urbains? De quoi? Non, je me répète, mais qu’importe, puisque je ne conclues pas, simple remarque d’un DJ annonçant un passage…
Et, oui, il n’set pas faux que je mixe aussi un ballon de foot sur fond de Beethoven ou quoi ou qu’est-ce… Du moins si vous tenez à me comprendre, paradant, moi, sauvagement ici & NOW?

Pauvres de vous, enfant d’une force amoindrie, d’une autre aube & d’un séjour quasi-inexistant. Je bablate un peu trop sur un lieu de toi connu, si tu y crois
ongle si tu le peux.
de l’insistance absente…

Un amour de transition propose la Vérité des Démons
Cette sensation absurde, ce crâne arraché, remis de cheveux, fausse photo, mon Amoureuse est, elle aussi, possible. Années perdues, vous mentez comme un arracheur de dents se souvenant d’un ratage introspectif cauchemardesque; n’ai-je pas assez dit : « Crâne sur toi », et autres « Jouisse qui pourra »?, etc.
Comprendre les quais, vices & mystères, voilà bien la prébende des ententes
chameau ascendant

Pourtant, ma mystique certaine n’a rien de géométrique ou chapeautée, tant il est vrai que le Résolution de moi seul connue,
direction vaudou & autres courses trottoirdesques :
je préfère le Caniveau de la descente de coke au braquage étincelant
J’entends, oui, la Vitesse des vertiges, serait-ce dans un malstrom barbiturique, ce drôle d’oiseau ne m’ayant jamais sauvé, du moins pas plus que la pluie d’été, chasse-gardée, membres coupés
… J’ai la Théologie amère, mais – allez! -: « Habemus Papam », c-à-d pour ceux, rivières de Vie, priant pour un autre peut-être
ajourné d’assomption

Remember
HUMAN BROTHERS HUMAN SISTERS
THERE
NOT THERE
… C’est exactement ce que veux dire mon dandysme à-rebours, mon Ennui des dimanches, de toute cette affection morte au moins autant que la Pénultième descendant dans le Caveau de la Race pour y jeter les dés
une fois suffit : ceci

Colères

II/ Rages

De Quincey avoue avoir été en proie à « des transports d’impatience dont personne n’est témoin, mais qui apparaîtraient à quiconque comme le fait d’un dément »
Moi aussi…

14.03.2013

11h30. Le téléphone a déjà bouffé ma journée. Même si, je dois l’avouer, j’affectionne tout particulièrement le portable, là, c’est trop. Probable invention du Démon. & dire que je me demandais pourquoi j’aime ça…

***

Couché à cinq heure du mat’, m’étant demandé toute la nuit pourquoi je ne prenais plus de drogues, arguant fallacieusement que les toxiques confèrent une lucidité que les gens sobres ne connaissent pas.
Puis, ce matin, en crise d’Angoisse, je me résigne : ma Lucidité de schizophrène rivalise avec les psychotropes; d’ailleurs, comment, l’un dans l’autre, prétendre qu’un démolisseur de l’Esprit comme l’Acide, voire tout simplement le H, étant de simple trompent-l’Ennui, peuvent toucher à l’Essentiel.
Mes Extases – & elles sont nombreuses… -, je ne les dois qu’à mon système nerveux déficients…

***

Mourir sous le Soleil de la rue de Rivoli ou rien…, – aux alentours de 16h svp…

***

Enfin avoir une pensée qui ne m’anéantisse pas!…

***

Tout le monde m’emmerde, moi y compris…

***

Je travaille à mon repos.

***

Désespoir complet, colère & parano.

***

Arrêtant un tranquillisant.
Je suis pourtant persuadé que la « Volonté » n’existe pas. Le monde est Volonté, Dieu est Volonté, mais, moi, – je ne suis qu’un phénomène…

***

Retour de cet Ennui atroce, – &, pourtant, j’ai du travail… Justement, en fait…

***

Impossibilité de me concentrer.

***

Vertiges

Me voici en pleine marée, dans l’Infini du Temps.

***

Être au temps & fatigué est un pléonasme.

***

Si je ne me sentais pas coupable, nul doute que je mènerais une vie encore plus sobre, ce par quoi il convient d’entendre : sans tabac. Mais c’est peu dire que la cigarette soulage ma conscience…
Sans parler des tranquillisants qui, me fatiguant, absolvent mon cors.

***

Il est des albums qu’il est impossible de réécouter : chaque nouvelle entente est en fait la 1ère.

***

En ce moment, quasi-impossibilité que de dormir. La conscience, voilà mon fardeau.

***

Accès de peur!!!

***

Je ne désire qu’une chose, – un oubli salvateur… Et dire que, avec ça, hé bien, je ne suis pas assez vieux…

***

Je viens d’être expulsé du Temps!

***

Réfléchissant, je constate que je ressens tout le poids de mon cerveau; il est plus que temps de s’allonger.

***

L’on parle souvent des « réfugiés climatiques », etc. Mais que dire de ceux qui, à mon instar, sont des naufragés du Sommeil?…

***

Si Dieu existait, il ne se serait pas abaissé à créer l’Homme. Oui, l’on ne peut être véritablement religieux qu’au Désert, une fois passé cette mode, – l’Humanité…

***

Sortant prendre mon café, je vois un mot affiché sur une porte, reprochant au « Voisin du 1er » ses « soirées beugleurie »; je comprends mieux que personne que, en pleine nuit, l’on veuille oublier un peu le bruit de ses contemporains.

***

La grâce : accès de pitié ( pour les hommes ) & d’empathie ( pour Dieu ).

***

La Tentation de Zarathoustra : le dégoût. – La… Lucidité?…

***

L’on reconnaît la médiocrité à ceci que, à la vue d’un cadavre, l’homme ordinaire devient lyrique. L’esprit Aristocratique, lui, devient encore plus humble…

***

Je viens de consulter Wikipédia & d’apprendre que, en Danois, « Kierkegaard » signifie : cimetière. Alors je me demande : pourquoi donc avoir écrit sous pseudo, alors que le patronyme authentique est tellement en accord avec la Pensée du philosophe.

***

Ce qui attirait Wilde dans le Catholicisme Apostolique Romain était le faste que proposait cette religion. L’on comprend ainsi pourquoi la majorité trouve Dieu en prison, lieu de dénuement par excellence…

***

Subite extase!!!

***

La sagesse Épicurienne, prônant l’Ataraxie, nous convie à anéantir en soi tout désir. – Et le désir de sommeil, qu’en faîtes-vous?…

***

Chaos complet, déroute même de mon cerveau.

***

Non, il faut que je m’arrête.

***

Agitation, maxi-agitation!!!

***

L’insomniaque est plus proche de Dieu que le dormeur; en y réfléchissant, l’on pourrait en dire de même de l’assassin…

***

C’est justement lorsque rien est grave que tout est grave…

***

L’on ne pense que dans l’actuel; en ce qui me concerne, je n’ai, en réalité, aucune culture que celle du moment. Cela ne reviendrait-il pas à dire que, si l’on veut être original, il faut… Changer de lot?…

***

J’en suis arrivé au point où même le repos est fatiguant…

***

Aujourd’hui, la mode est à la bipolaire, tandis que la schizophrénie, elle, est non seulement le mal d’hier, mais subit un véritable ostracisme. Une époque, à tout prendre, souffre les maux qu’elle mérite…

***

Je suis tellement versatile que j’ai au moins deux projets de thèse par mois. Bien-entendu, c’est que je ne me sens nullement obligé, sans quoi je déserterais immédiatement. Telle est et a toujours été mon éthique : l’école buissonnière…

***

Le Paradis perdu n’est rien d’autre que la nostalgie de l’hébétude.

***

La vie n’est un « problème » que pour qui ne bénéficie pas d’une santé robuste. Un « philosophe » bien-portant est une contradictio in adjecto.

***

Une question bien posée doit être source de vertige.

***

Ayant médité une heure sur l’Éternité, me voici vide de temps, seule condition à laquelle je suis moi-même.

***

J’accepterais une ou deux années de complète mélancholie afin de revivre mes extases de la semaine dernière.

***

Angoisse!!!

***

Le Réel me hait!

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Extase!, – Dieu est Volupté!

***

Ça fait longtemps que l’on meure; allez savoir, nonobstant, pourquoi la mort n’a pas pris une ride…

***

Dieu est torture!

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Soudain désarroi. Il n’est pas bon, à tout moment, de se rendre compte que l’on existe…

***

Pourquoi mettre de l’argent de côté? Hé bien, pour regarder le journal télévisé sans flipper…

***

Je me penche sur mon cas. De quoi?, – Serais-je au-dessous de moi-même?!…

***

Une cure d’austérité stylistique s’impose, à tout le moins pour parvenir à l’authentique barbarie…

***

Je suis coutumier de ces brusques réveils. Oui, comme tous les insomniaques, j’ai des moments durant lesquels, bien que ne dormant pas, je sors de ce que Cocteau appelle « la nuit du corps humain ». Le corps, lui, n’en sait que trop.

***

Le Néant est inconcevable pour une Pensée claire et distincte. Pour une conscience vide, par contre…

***

II/ Dans le gouffre de l’Ennui & du Néant

L’Éternité n’est pas envisageable pour qui n’a pas fait l’expérience du Néant. Moi, une journée passée à la campagne suffit à me plonger dans l’abîme infini du Vide.

***

Tous les matins, sentiment atroce de décorporation, sentiment de la mort.

***

Les futurs morts ne sont pas encore nés…

À une raison

Ma « Méthode »?
– L’agonie…

***

Croire à l’Histoire est une erreur; mais croire au sens de l’histoire, – une perversion…

***

La vie : un effondrement horizontal.

***

Je suis littéralement torturé par la Joie!!!

***

Retour du Bourdon… Hébétude: ennui complet.

***

Si tout le monde n’est pas la proie de la Tentation du Suicide, c’est qu’il manque d’imagination sur les moyens d’en finir. En ce qui me concerne, je suis trop patient pour me donner la mort.

***

« Il est entre la vie et la mort », selon les discours philistins des journalistes. Où, alors?

***

Se lever avec des ambitions de Titan &… Peiner une demi-heure sur l’opportunité d’un point-virgule…

***

De l’extase au Cafard, il n’y a qu’un pas. Ha!, ça, oui, l’on peut dire que je l’ai compris le « Double postulat »… Mais à quoi me sert-il d’en parler maintenant, tant il est vrai que j’aurais pu écrire ce fragment à 16ans?
La réponse est simple : à l’adolescence, j’en ai, certes, parlé mais… Lyriquement…

***

Qu’importe le fond?, – Seul compte le style.

***

Cette angoisse qui part du ventre & irradie dans le cou, les yeux, – la tête, crâne et os

***

La peur s’empare de moi

***

Bourdon!!!

***

À étudier ( pour une nouvelle ) : le phénomène de la possession

***

Une joie des plus hatroces!!!

***

Difficile de me concentrer : tête vide, – LE Vide

***

Le fait est que les personnages des écrits fantastiques sont tous des rationalistes*

***

Bourdon, ennui, – NÉANT

***

Plus ça va, plus les médocs me fatiguent.

***

05.03.13

Épuisement complet!!!

***

Impossible que de lire quoi que ce soit de continu!!!

***

Si je m’écoutais, je n’écrierais que des points d’exclamations( ! )

***

Ce point de douleur extrême, cette sensation de perte généralisée…

***

Je vais droit à la Catastrophe mentale…

***

Qui connaît ces moments où, tendue, la Volonté s’abolit?

***

Je suis de la race des Fatigués, – Ô, combien fatigués…

***

Ça y est!, – c’est l’Hallucination concrète…

***

Et, oui, je sais, je ne sais que trop, que je suis inférieur à moi-même, que je pourrais faire mieux.
– Avant…

***

– Comment ça va?
– Pleine forme désespérée…

***

La fatigue est une altitude, quelque-chose comme atteindre… Les sommets du bas…

***

J’ai par trop vécu en la compagnie des Mystiques. J’allais dire « société », mais me reprends : l’on est toujours atrocement seul…

***

Continuer à vivre cette mascarade est superfétatoire; mais se suicider est… Urgent. Comprenez que rien ni personne, pas même cette fatigue ne me – convoquera…

***

La vie est un équilibre. & je suis un bien piètre funambule…

***

Au matin, sentiment de mort, de décorporation.

***

Le désespoir est un gouffre, certes, mais n’est-ce pas aussi vrai de l’Extase?

***

N’ayant plus de combat à mener, je me ronges moi-même.

***

Philo du héros?

***

Le seul drame de la Vie, c’est le fardeau, – la Conscience.

***

Qui pleure en écoutant de la Musique en dit plus long qu’un traité de Philosophie.

***

Idiotie complète agrémentée de stupeur; je m’arrêtes.

***

Incapable de lire ou écrire autre-chose que des fragments.

***

Les « humanistes » auront toujours du mal à admettre que l’homme est mort; pire : qu’il n’est qu’un détail…

***

Écrire sur la Mort, rien de tel pour reconquérir le moral. En effet, c’est un stimulant sans égal, dans la mesure où, même oisif, l’on a le sentiment de faire quelque-chose, fût-ce s’acheminer vers le Rien.

***

Écrire dix aphorismes sur le Vide là où un haïku suffirait…

***

Avoir des remords sans avoir rien fait de sa vie, oui, – un remords métaphysique…

***

Je vis aux marges de l’existence…

***

Afin que de ne pas devenir violent, il convient que de travailler son regard; il convient, en fait, de travailler toute sa personnalité, se produire soi-même en tant que leurre.

***

Accès de Vitesses!!!

***

Se tourner vers les plus hauts sommets, & ne trouver de sujets d’extases qu’au fond de la plus crasse des vulgarités…

***

Autocomplaisance, me dit-on parfois. Non, la vraie Pensée commence avec la haine de soi.

***

Accès de rangement; mais c’est dans mon esprit qu’il faudrait mettre un peu d’ordre…

***

Tout le monde m’emmerde!!!

***

Maux de tête? Non : de conscience…

***

La tristesse est propre à l’homme : les animaux n’accusent aucune mélancolie; cependant, lorsque je regardes mon chat, j’ai plus d’un doute à ce sujet… Ha!, – entendre pleurer une plante..

***

Seul « avec » soi-même », selon l’expression consacrée. Non, la vraie solitude est que d’être sans soi-même.

***

Faust, selon la tradition Romantique, aurait vendu son âme au Diable. Avec quelle joie, moi, je la – donnerais…

***

Il vaut mieux parler au plantes que d’arroser les gens. Quoi que…

***

Désespoir complet. Ha!, ça, oui : je n’attends plus qu’une chose : la patience…

***

La vraie solitude, pour la ressentir, doit être – entendue. La vie, oui, est par trop… Bruyante..

***

L’espace, soudain, se met à hurler…

***

Il n’y a aucun motif à ma tristesse actuelle, non, seulement une fatigue, une fatigue atroce qui me fait renoncer à tout, sauf, peut-être, – au mysticisme.

***

& qui sait si la Mort elle-même ne serait pas le stade terminale de la…. Fatigue…

***

Inutile de tourner mon regard vers les cieux, j’ai un poids suffisant sur la crâne…

***

Je ne suis pas nostalgique de mon enfance qui, pourtant, fût heureuse; non, j’ai le souvenir paradisiaque de ce qui a précédé ma naissance…

***

Ce n’est pas la morale, le véritable anti-nature, mais bel et bien l’Esprit.

***

Je suis un Dorian Gray sans portrait…

***

Ni angoisse, ni extase. Pas d’état-limite, en fait. Ce sont pourtant les seuls que je désire vivre, les seuls pourquoi la vie vaut que d’être vécue.
– Mais je me rends compte que l’expérience du Néant, elle aussi, est, pour le moins, mystique.

***

Un moment d’illumination, – de pure et simple évidence.

***

Désirs célestes, mais aspirations souterraines…

***

Brusque extase, puis je retombes.

***

Impression de vivre en permanence le Crépuscule de ma Raison…

***

Le Christ? 1er Bluesman…

***

Se socialiser sans mépris des hommes est impossible. Que dis-je?, Être tout simplement poli…

***

Cendrier plein; voilà les fameuses « cendres du Temps »…

***

À tout prendre, je préfères la politique du Koala à celle de l’Autruche…

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Plus de 2000 ans de passés, & ce sont les 2h à venir qui me font flipper…

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J’allais écrire un truc, probablement à propos du Pape, mais je me ravises. Oui, celui qui pratique l’à-quoi-bon n’a pas le droit de se permettre ce genre de fantaisies…

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J’ai la vocation de l’Absurde : je ne suis jamais aussi content que lorsque, par un fragment, je ruine une vérité.Il est cependant difficile de vivre sans certitude aucune. Le Doute, une « Vérité »? Non : le sceptique n’existe pas.

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Mysticisme.
St Jean de la Croix pratique le lyrisme impersonnel. Il faut dire que ses préoccupations ne laissent guère de place au moi…

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Accès de désespoir.

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Le soupir, Esperanto des cafardeux. Désespérés de tous les pays, unissez-vous, & nul doute que vos silences auront plus de portée que les colères bruyantes des « Indignés »…

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Une civilisation n’ayant pas compris la dimension strictement éthique de la Religion devais nécessairement aboutir au fanatisme.

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Qui a véritablement vécu la perte du Grand Amour, celui-là sait ce qu’est l’expérience mystique.

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L’on ne souffre pas d’être soi, on souffre que de n’être que soi.

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Je prends conscience que… Non!, Ce qui suit ne peut relever que de l’Abominable…

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Retour au Blues, avec la Réalité rugueuse à étreindre. ( Sic )

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Aussi déchargé que la batterie de mon iPad…

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Nier, c’est déjà croire en quelque-chose. Douter, par contre, représente la perte irréparable, la fracture avec 99% de l’Humanité.

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Énervement; accès de colère blanche. Contre qui? Mais le monde entier, Dieu inclue…

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Je ne vois aucune raison de préciser quoi que ce soit. C’est que, l’un dans l’autre, l’on me comprendra ou pas. Je veux en fait dire qu’il n’est nul besoin de me lire : les susdits qui me « comprendrons » m’ont en fait déjà compris.

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Pour le mélancholique, le Temps est vide, privé de substance &, en fait, déjà advenu. Rien qui ne lui paraisse passé. Il vit posthume…

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N’importe-quelle douleur vous apportera compassion insincère, tant il est vrai que les maux dont nous souffrons excitent une pitié hypocrite & un rien de ressentiment. Par contre, dîtes que vous êtes victime d’insomnie, et les choses changent : le fléau, la Catastrophe par excellence, personne ne veut en souffrir. Avec un peu de chance, l’on s’éloignera de vous.

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Je ne suis personne : mon moi est, comment dire?… Vaporeux…

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Impossible de suivre un roman, une nouvelle, rien. Non, ce n’est pas par choix que je suis fragmentaire, mais bel et bien par idiotie, par quelque malédiction congénitale. Dieu du ciel!, – Je suis à deux doigts de me lancer dans la généalogie. Mais ce que je cherche, moi, le singe taré dont je suis issu…

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Tellement désœuvré que je viens de consulter un site de Grammaire…

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L’attention au style est l’avant-dernière étape avant le Silence.

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Si je continue les médocs, ma méditation sur l’Absurde va tourner à la sieste.

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Fatigué, non d’avoir agi, non : fatigue de m’être… Abstenu…

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Ce que j’écris est de plus-en-plus mauvais mais, si j’arrête, mon ennui va croître à un tel degré que je vais – qui sait? – regarder la télé.

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L’expérience du Vide exempte de tout, hormis de l’Ennui.

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Dieu, à tout prendre, est une vitesse; mieux : une intensité.

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Insomnie.
Au beau milieu de la nuit, s’abolir, haleter vers le jour, la société des vivant. Puis, vers sept heures, se coucher après une expérience mystique qui ne prouve qu’une chose : le retranchement définitif de l’Humanité.

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Fatigue, du moins comme l’on peut la vivre aux derniers instants…

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Mallarmé, à propos de Ste Cécile : « Musicienne du silence. » Voilà une harpe que j’aimerais entendre…

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Au moins est-ce que le Bourdon prémunie contre l’Angoisse.

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Au-delà de tout, même du Sommeil. Non : en-deçà du sommeil…

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Toute attention au style relève de la psychose. La déroute du langage.

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Flaubert rêvais d’un « Livre sur rien »; moi, j’écris mes fragments sur le Rien…

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Vu, à Noël, un type sortir en courant d’un magasin après avoir piqué une montre. Larcin ou métaphore de la fuite du temps?…

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Je rêve d’une horloge qui avancerait d’un Siècle!

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Hier, impossible de faire quoi que ce soit, tellement j’étais épuisé. Aujourd’hui, me levant en pensant à la mort, il m’a semblé faire un progrès.
Oui, quoi de plus salvateur que de songer à l’ultime Repos?…

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Dans une vie, l’on ne peut approfondir que très-peu de choses. En ce qui me concerne, je me suis voué à l’absurde, ce qui m’a évité bien des déboires. Oui, commencer par la fin est la meilleur manière de vieillir heureux.

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Si je m’écoutais, je m’adresserais à moi-même des lettres d’insultes. Me dire mes quatre vérités serait pourtant la dernière des inconséquences dans la mesure où tout le monde est prêt à le faire, ce qui m’évite, soit dit en passant, un labeur qui me… Fatiguerait.

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L’Angoisse me force à prendre un médoc. Et moi qui disait qu’il ne se passait rien, me voici encore une fois torturé. Mon angoisse, la Sainte Inquisition faîte-âme…

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Pyjama : forme éthique de la Fatigue.

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Hier, au J.T, un type que je connais, alcoolique notoire, parlant de sa consommation d’alcool, affirme être un buveur occasionnel. Et dire que le reportage parlait du caractère subjectif du jugement sur la boisson… Mais quand même pas du… Mensonge…
En fait, cela revient au même, si on y pense.

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Pour écrire des aphorismes, point n’est besoin de lire, et à peine de penser. Non, il suffit d’être à son bureau, devant l’ordinateur, & de faire comme si l’on était… Couché…

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Impossible pour moi de passer devant une école sans un saisissement, un accès d’angoisse. Oui, je me suis tellement ennuyé durant ma scolarité, et ce jusqu’à la Fac, que la perspective d’avoir à être attentif, pire, obéissant, pourrait me faire tourner de l’œil.

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Il suffit!, – Je me branche sur youTube.

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Dans ma tête, une sorte de brouillard violet, inesthétique au point que j’en ai la nausée.

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L’enfer est, à n’en pas douter, un lieu qui regorge de choix…

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Mon psy me dit que l’Angoisse est un scandale, et qu’il ne faut pas s’y habituer. Mais – allez! – elle finirait par me… Manquer…

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Je suis trop narcissique pour me passer d’une souffrance qui fait de moi un élu…

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Regard fixé sur l’heure. D’une seconde à l’autre, le vertige s’empare de moi.

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J’ai ressasser l’Insoluble jusqu’à la lie, c’est-à-dire au point où il n’y a même plus de question.

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La plupart des croyants pensent que la souffrance est une mise à l’épreuve. Aussi lui confèrent-ils un sens et, de ce fait, sont bien incapable de la plus infime des douleurs.

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Ma bibliothèque est un reproche à moi-même adressé.

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15h. Pour moi, c’est déjà la perpective du non-sommeil.

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Tirer gloire de sa folie est une fanfaronnade si l’on n’en a pas connu les extases.

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Dernière marge ou : l’extase d’un nihiliste

04.03.13

Un jour joyeux de soleil, sans choix à force que d’avoir trop de choix, – je me suis baladé par les rues enthousiastes sur le versant
Doré des trottoirs plastiques

Marchant & marchant, mais Ô combien pourtant épuisé, me voici au cœur de la ville, – dans l’hyper-centre que nul n’atteint.

& il est vrai que rien n’est justifié.
M/s right now je refuses la honte.

je suis vivant,
& le ressens,

Vaincu, brisé,
peut-être,
mais VIVANT

J’avais atteint ce stade : la Vocation absurde de l’extase!