La théorie du complot? Un complot, voilà tout…

Angoisses.

Il faut bien s’imaginer une angoisse qui passe par le ventre, comprime les poumons, & percute cœur.
Il faut bien s’imaginer que l’on ne peut pas vivre quotidiennement avec ÇA.
Je veux dire que j’ai beau penser mon angoisse, je veux dire qu’il m’est tellement difficile de m’en sortir que, la plupart du temps, j’abdique, que, la plupart du temps, je RENONCE à ma propre volonté.

J’ai Peur….

***

Je le sens seul, non d’une solitude physique, mais d’une solitude… Comment dire?… — un désert intérieur.
Lorsque je pense à lui, je pense à lui de nuit, et ce même si mon portable indique 14h. IL est comme moi, oui, un homme de la nuit.

Seul et nocturne, il est, tout comme je le suis, « born under a bad sign »

***

Me voici de retour à Lyon, où je retrouve mon habituelle stupeur, cette impression hébétée de néant.
— C’est la Catastrophe : la perte du sens.

Il y a en moi quelque-chose de cassé, d’effondré. Je ne suis bien que lorsque je dors.
& ces brusques montées de peur, de désarroi, pour un rien.

Il me faudrait passer au-delà de la catastrophe. Mais c’est un mur : JE NE PEUX PAS.
Il n’y a quasiment plus d’angoisse, car je suis trop effondré pour cela.
Il me faudrait trouver une clef. Mais je n’ai pas encore la serrure.

Je me sens complètement isolé par rapport au monde. Avec les autres, je parviens encore à donner le change.
— Mais pour combien de temps?…