Ce matin-là…

Je voudrais ici clarifier les choses. Il s »agit du fait que cette journée a été une non-journée. Insomnies, dimanches de mon enfances. Étrangeté : « tout semble vague et bizarre ».
Mais j’en ai plus qu’assez de cette angoisse, cette angoisse qui fait qui fait les fous, les drogués, les suicidés.
Je ne pourrai pas tenir longtemps. — Il faut faire VITE.

Dépression.

Chers amis,

Il serait faux que de prétendre que je suis guéri. En effet, je ressents encore les reflux de la dépression, ce bourdon qui peut durer plusieurs jours, ces insomnies, etc.
Je ne suis pas non plus là pour me plaindre. Je constate seulement que je passe la plupart du temps dans un état de stupeur avancé, dans une hébétude proche de la catatonie.. Dans ces moments-là, je puis passer plusieurs dizaines de minutes à fixer un objet, sans être sûr de sa réalité. Je vis dans une sorte de Néant abstrait.

Pourtant, il y a tout de même un certain mieux : il me semble (très rarement, il est vrai, mais ça arrive quand même) être en accord avec le monde. Il me semble que je ne débloque pas tout le temps.

Mais que dire de ce sentiment d’immobilité, que dire de ces pertes soudaines d’espoir, que dire de ce découragement profond qui s’empare de moi, dans lequel je sombre comme l’on touche un fond? Ces moments où l’avenir n’existe plus…

& puis il y a cet Ennui profond, cet Ennui lié à une oisiveté permanente. Je vois dans le simple fait de réussir un dessin une victoire sur le Néant.

IL FAUT QUE TOUT CELA CHANGE!!!