Littéraure brute.

Ce que j’essaie de faire,

En écrivant dans ce journal,

Hé bien,

C’est de la littérature brute

Car il n’y a ni intérieur,

Ni extérieur

Je veux dire par là que,

S’il y a bien quelque chose auquel je ne crois pas,

C’est la conscience

Ma fatigue est immense :

Je dors neuf heures par nuit,

Et une heure par jour

Car je n’ai plus aucune énergie ,

Ni aucune volonté.

La vie est probablement attaquée,

En moi,

À la racine.

Entendez par là

Le fait qu’il faut libérer la vie,

& la faire suinter par tous les pores

« Mais il est tard, Monsieur. »

Je ne dispose plus de cette énergie vitale

De cet influx primitif de forces

Qui se coagulerait pour me faire un moi

Il me semble que mon individualité es,t en plein écroulement il me semble

Que je claque à tous les vents

J’ai été,

Jadis, du moins je l’imagine,

Un grand dessinateur

Exposé aux quatre coins du monde

(& bientôt à New-York)

Mais une chose est sûre,

C’est que je suis fini :

Plus aucune inspiration

Plus aucun enthousiasme

Plus aucune envie

J’ai tracé trait sur trait

Mais on n’est pas là pour divertir les gens

Mais pour les attaquer

Ce qui est le sens même de la Cruauté

Je rêvais d’une œuvre d’art totale

En laquelle puisse se résumer le monde

Et « me voici rendu au sol

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